Choix des films

Qui choisit les films proposés par l’association ?

Plusieurs semaines avant la séance, les membres du conseil d’administration soumettent quelques films, en général trois par séance, au gérant du Ciné-Get qui se renseigne sur les droits et les disponibilités des titres choisis. Au vu des résultats de cette consultation, ils procèdent au choix ultime.

 

Peut-on passer n’importe quel film ?

Certains films ne sont plus disponibles, parce qu’il n’y a plus de distributeur (cas de certains films italiens anciens, par exemple) ou parce que les copies existantes sont en très mauvais état (cas de Carmen de Carlos Saura). Le Ciné-Get est équipé pour passer l’essentiel des films du réseau commercial. Il peut arriver également qu’à la date choisie, aucune copie ne soit disponible, cela nous est déjà arrivé.

 

Un adhérent peut-il choisir un film ?

Tous les adhérents sont invités à faire part de leurs souhaits auprès des membres du bureau. Le conseil d’administration statuera seul sur cette demande. Par ailleurs, une consultation peut être lancée parmi les adhérents pour faire un choix parmi plusieurs films thématiques. Notre objectif est de vous donner la parole deux fois par an. La première a eu lieu en juin 2012 avec un choix de films de Clint Eastwood. C’est « Honkytonk Man » qui fut choisi.

 

La programmation sous contrainte !

Ces dernières années, les salles de cinéma françaises se sont progressivement équipées en projecteurs numériques. Début février 2013, 5104 écrans étaient équipés soit 93% du parc des salles, les salles restantes étant constituées essentiellement par les Cinémathèques.

Certaines salles dont le Ciné-Get (groupe Véo), les plus modestes en général, ont choisi de garder leur projecteur 35mm pour conserver toutes les possibilités. Alors que les multiplex ne se sont pas embarrassés de ces contraintes, ils se sont bel et bien séparés de leur matériel. Par exemple, le cinéma Gaumont de Labège a mis 16 projecteurs âgés d’environ 3 ans, donc quasiment neufs, directement à la poubelle : valeur globale, plusieurs centaines de milliers d’euros ! Gageons que des collectionneurs avertis, voire des associations auraient été intéressés par le rachat de ce matériel.

Résultat, les bobines de films en 35mm ne sortent pratiquement plus. Les distributeurs, devant le manque de demandes, se retrouvent à gérer des entrepôts qui ne rapportent plus et leur coûtent, ne serait-ce que les charges salariales. Aussi, certains ferment ces services, restreignant d’autant la disponibilité, notamment des vieux films. La numérisation des anciens films va très lentement, soit initiée par les cinémathèques soit en fonction du bon-vouloir de sponsors, souvent des réalisateurs vedettes.

Jusqu’ici, nous soumettions plusieurs films et Véo, après les démarches auprès des distributeurs, nous communiquait les disponibilités et les conditions de projection. Dorénavant, nous serons contraints de faire un choix parmi des films qui auront été numérisés, donc sur un éventail plus limité. Sans compter que Véo va devoir modifier son système de recherche.

Voila la situation dans laquelle nous nous retrouvons, à cause du manque de considération des grands groupes de cinéma pour le cinéma d’art et essai et nous tenions à vous tenir au courant.

Triste destinée du 7ème art !

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