29 avril – Mar adentro – The sick boy and the tree

MAR ADENTRO

 

Film de Alejandro AMENÁBAR, Espagne, 2004, 2h05mn

Avec Javier Bardem, Belén Rueda, Lola Dueñas, Mabel Rivera, Celso Bugallo…

  • Oscar 2004 du meilleur film étranger
  • Golden Globes 2004 du meilleur film étranger
  • Grand Prix du Jury et Coupe Volpi du meilleur acteur pour Javier Bardem à la Mostra de Venise 2004
  • European Film Awards 2004 du meilleur réalisateur (Alejandro Amenábar) et du meilleur acteur (Javier Bardem)
  • 14 Goyas du cinéma espagnol en 2005

Une histoire vraie. Un sujet périlleux. A la suite d’un accident dont il a été victime dans sa jeunesse, Ramón Sampedro ne peut plus bouger que la tête. « Enfermé dans son corps », il vit depuis presque trente ans prostré dans un lit. Sa seule ouverture sur le monde est la fenêtre de sa chambre à travers laquelle il « voyage » jusqu’à la mer toute proche – cette mer qui lui a tant donné et tout repris.

Une histoire vraie, donc. Celle de la vie – ou plutôt de la mort – de Ramón Sampedro qui jusqu’à son dernier souffle s’est battu pour le droit à l’euthanasie. Ramón Sampedro, premier espagnol à avoir demandé au gouvernement la légalisation de l’euthanasie active.

Un thème particulièrement fort et dramatique qui évite pourtant le piège du mélo à faire pleurer dans les chaumières. Et qui n’a rien, mais absolument rien à voir avec un film français à succès sorti à l’automne dernier.

Au terme d’une longue bataille juridique qui ne lui permit pas d’obtenir gain de cause, Ramón Sampedro décida de mettre lui-même un terme à ses souffrances. Le 12 janvier 1998, grâce à l’aide de onze amis, il peut enfin « partir ».

Plus qu’un film en faveur de la légalisation de l’euthanasie, MAR ADENTRO montre la vitalité, l’intensité, la joie de vivre d’un homme qui veut mourir. C’est un paradoxe particulièrement déroutant qu’on a du mal à accepter, mais qui fait toute la force de ce film. Car c’est en montrant un homme aussi exceptionnel et rationnel que Ramón Sampedro qu’on comprend ce que l’euthanasie peut lui apporter. Un homme aussi bon, aussi intelligent mérite une fin à sa hauteur : il mérite de retrouver la liberté dont il se sent privé.

Ce qu’en a dit la presse :

Javier Bardem, époustouflant, joue de son seul visage pour donner la mesure d’un personnage infiniment complexe, dans une Galice où rien ne passe par les mots. Amenábar lui, joue les équilibristes, sur le fil d’un sujet plus que sensible dont il parvient à rendre toutes les ambiguïtés, les dits et les non-dits, dans une sorte d’évidence. Du grand art.                                                                                                           (aVoir-aLire.com)

La mise en scène fait passer le mouvement de la vie : l’humour, et même la cocasserie, la colère parfois et aussi le désir. A l’image de Bardem, qui anime de l’intérieur, et avec son regard, son rôle de  » gisant « , réussissant à lui donner plus que de la dignité : une étonnante prestance. Autour de lui, des acteurs choisis et dirigés à la perfection.                                                                                                          (Télérama)

Alejandro Amenabar fait de son personnage un héros, un homme à la vie intérieure si riche, au pouvoir de séduction si vigoureux, d’une intelligence si vive qu’on finit par se demander où est l’absence de dignité dont Sampedro se plaint. Il faut, pour passer cet obstacle toute la force évocatrice du jeu de Javier Bardem. (…) Ce sont ces acteurs qui empêchent le film d’être seulement un tire-larmes.                                            (Le Monde)

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Le court

The sick boy and the tree

de Paul Jaeger

Synopsis : Un jeune garçon malade s’accroche à son dernier espoir.

L’avis du programmateur : L’espoir ne serait-il qu’une illusion ? S’il est difficile de répondre à ce vaste questionnement philosophique en quelques lignes, Paul Jaeger donne quelques pistes de réflexion dans ce court métrage d’animation en volume, adapté d’une nouvelle écrite par son père, soulignant que certaines illusions sont parfois des nécessités vitales pour l’Homme, lui permettant de supporter l’existence et d’affronter ses épreuves. Doté d’une narration en rimes et en anglais, ce conte évoque le premier court métrage de Tim Burton, Vincent’ Une autre ode à l’imaginaire et au rêve.

Récompenses :

Prix du public, Festival vidéo amateur, Torcymages (Torcy / France – 2010)
Prix du public, Festival du film court d’Angoulème (Angoulème / France – 2010)
Grand prix espoir, Festival Troyes, Première marche (Troyes / France – 2010)
Prix du jury, Courts pour tous / Jeunes talents (Ville d’Avray / France – 2010)

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