23 juillet – Zorba le Grec / Atlas

Dans le cadre du

FESTIVAL EUROPA

consacré cette année à la Grèce

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deux films choisis par l’association « Festival Europa » et validés par les Z’allucinés

A 21 h :

ZORBA LE GREC

de Michael Cacoyannis

Zorba le Grec, pourtant production internationale, incarne le cinéma grec (et au-delà la Grèce toute entière) aux yeux du monde.

Date de sortie : 3 mars 1965

Date de reprise : 25 février 2015

Durée : 2h 22min

Réalisé par : Michael Cacoyannis

Avec : Anthony Quinn, Alan Bates, Irène Papas

Genres : Drame, Aventure

Nationalités : américaine, grecque

Basil, un jeune écrivain britannique, retourne en Crète pour prendre possession de l’héritage paternel. Il rencontre Zorba, un Grec exubérant qui insiste pour lui servir de guide. Les deux hommes sont différents en tous points : Zorba aime boire, rire, chanter et danser, il vit à sa guise alors que Basil reste empêtré dans sa bonne éducation. Ils deviennent cependant amis et s’associent pour exploiter une mine.

L’actrice Simone Signoret avait été choisie pour jouer le rôle de Madame Hortense mais après le début du tournage, elle abandonna le tournage au bout d’une dizaine de jours, ne supportant pas l’enlaidissement que lui imposa le réalisateur. On peut la distinguer brièvement sur un plan tourné dans une ruelle où l’on voit une femme courir. Elle fut remplacée par l’inconnue Lila Kedrova, une actrice russe qui dut apprendre l’anglais pour le rôle. Anthony Quinn, coproducteur du film, considère le rôle de Zorba comme le plus important de sa carrière.

Le film est librement inspiré du roman Alexis Zorba de l’auteur grec Nikos Kazantzakis. Il se termine différemment du roman, avec une fin plus ouverte. Là où, dans le roman, le héros repart, il danse dans le film sur la plage avec Zorba. L’idée de Kazantzákis est que son personnage se libère définitivement, s’individualise, il est finalement capable de transcender son expérience pour en faire un matériau littéraire. Le film au contraire identifie Basil et Zorba. Cacoyannis considère que le roman est éminemment tragique : aucun personnage ne s’en sort ; l’amour et l’innocence sont détruits tandis que les méchants triomphent. C’est pour cette raison que le réalisateur a insisté sur la lapidation de la veuve, en faisant le point central de son film. Ne pouvant coucher avec elle, les hommes du village se vengent en la lapidant, comme un viol symbolique.

C’est pour les besoins du film qu’est créé le fameux sirtaki, une danse alors inconnue des Crétois, le film étant tourné en Crète. La musique de Theodoràkis, adaptée du folklore, commercialisée et diffusée à travers le monde, et la scène finale de danse sur la plage, ont cependant entraîné une incompréhension quasi-générale du film (et par ricochet du roman). Zorba est devenu l’incarnation du Grec, du faune grec, un bon sauvage libre et sans inhibitions sexuelles, faisant fantasmer les touristes, comme un écho au film Crépuscule ensanglanté de 1959.

Fruit du travail du directeur de la photo Walter Lassally, les ombres et les mouvements de caméra expriment l’oppression, la frustration et l’hypocrisie qui étouffent la société grecque, à l’image de la veuve lapidée par le village. L’unité du village, du côté de la nature, est menacée par la modernisation, l’occidentalisation et la culture représentée par le personnage extérieur du « boss ».

Zorba le Grec a obtenu trois Oscars: L’actrice Lila Kedrova a reçu l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle et le film a également reçu l’Oscar de la meilleure photographie et des meilleurs décors.

 

 

 

 

 

 

  • Pour le mystique Osho Rajneesh, l’homme nouveau serait un homme à la fois capable de savourer les plaisirs terrestres à l’instar de Zorba le Grec, et à la fois un homme profondément centré en lui-même, à l’instar de Bouddha. Il nomme cet homme nouveau « Zorba le Bouddha ». C’est un être complet, aussi bien tourné vers le monde extérieur que vers le monde intérieur. Osho conseille d’ailleurs, si être à la fois un Zorba et un Bouddha est trop difficile, d’être simplement le Zorba.

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Le court

Atlas

de Aike Arndt

Allemagne, 2012, Animation, Couleur, Sans dialogue – 08’22 -

Synopsis : Atlas, chef des Titans, est condamné par les dieux olympiens à soutenir le ciel au-dessus de la terre. Une lourde punition aux conséquences imprévues.

L’avis du programmateur : Dans la mythologie grecque, les Titans se révoltèrent contre les dieux de l’Olympe ; s’ensuivit une guerre que Zeus gagna avec l’aide d’Héraclès. Zeus, fort de sa victoire, condamna Atlas à porter la voûte céleste sur ses épaules jusqu’à la fin des temps. Tandis qu’Atlas porte les cieux, les dieux s’amusent’ De jour comme de nuit, au fil des siècles, Atlas purge sa peine tandis que le monde évolue. La végétation s’étend sur la planète, les premiers reptiles apparaissent puis ce sont les civilisations qui s’étendent et se chassent mutuellement. L’homme est partout et modifie le relief de la planète comme il l’entend. Cette fable mythologico-écologique met en scène Atlas qui prend du repos et laisse les hommes à leur destin’ Pendant ce temps, les dieux dansent encore.

Carrière du film :
Grand prix ‘Interfilm’ Festival international du film court (Berlin / Allemagne – 2012)
Prix du jury jeune Festival international du film d’animation (Genève / Suisse – 2012)
Festival Européen du Film Court de Brest (Brest / France – 2012)
Brief encounters Festival international du court métrage (Bristol / Grande-Bretagne – 2012)
Prix du public ITFS (Stuttgart / Allemagne – 2012)
International Film Festival (Moscou / Russie – 2012)
Anim’fest Festival international du film d’animation (Bucarest / Roumanie – 2012)

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