24 novembre – Rebelle – Kin

REBELLE

 

de Kim N’Guyen

Avec : Rachel Mwanza, Serge Kanyinda, Ralph Prosper

Durée : 1h30

Nationalité : Canadienne

Date de sortie en France : 28 novembre 2012

 

« À l’occasion de son quatrième long métrage, le Québécois Kim N’guyen fait mine de s’éloigner du fantastique pour raconter, avec un réalisme presque documentaire, le parcours fictif d’une adolescente emportée par les convulsions de l’histoire africaine. À 12 ans, elle assiste au massacre de ses parents avant d’être enrôlée de force par les rebelles. À leur contact, elle vivra en deux ans plus d’expériences traumatisantes que certains en l’espace d’une vie.

L’histoire est racontée à la première personne et les images, comme le texte et la musique, traduisent la confusion du personnage, les changements d’humeur d’une enfant qui a l’esprit embrumé par l’endoctrinement, la magie, les croyances ancestrales et les drogues qui lui font voir des fantômes.

Adoptant une structure qui alterne épisodes de grande violence et moments d’espoir, Nguyen arrive à trouver un équilibre entre ce qu’il faut montrer, ce qui peut être suggéré avec des mots et ce qu’il vaut mieux laisser à l’imagination. Très fort. » (Gérard Delorme, Première)

 

Rachel Mwanza, actrice non professionnelle, a obtenu le prix d’interprétation au festival de Berlin en 2012.

 

 

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Le court

Kin

de Atelier collectif

Synopsis : Kin est une photographie sociale de Kinshasa, qui fait se rencontrer une série de personnages sur le thème de la débrouille et du recyclage. Le film est réalisé dans une esthétique de jouets africains. Il est raconté par un conteur de là-bas.

L’avis du programmateur : C’est avec trois bouts de ficelle – ou plutôt quelques fils de fer, de la tôle et des cannettes récupérées – que les réalisateurs de Kin, film d’animation collectif, dressent le portrait de Kinshasa, en République Démocratique du Congo, et de ses habitants. La forme épouse le fond dans ce récit choral savamment orchestré qui raconte un quotidien où règne la débrouille faite d’ingéniosité, de malhonnêteté pour certains et de résignation pour d’autres. Ainsi, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » pour reprendre la célèbre maxime de Lavoisier. Film de récup’ non dénué d’humour, Kin dénonce aussi la misère et ce qu’elle engendre.

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