11 mars – Women are heroes

WOMEN ARE HEROES

de JR

“On n’obtiendra pas nos droits en mendiant mais en luttant.”

Date de sortie : 12 janvier 2011

Durée : 1 h 25

Réalisateur : JR

Avec des acteurs inconnus

Genre : Documentaire

Nationalité : Française

Le film se déroule aux quatre coins du monde et plus particulièrement au Brésil, en Inde, au Kenya et au Cambodge. Il commence dans les favelas brésiliennes, où l’on reconnaîtra d’immenses affiches de JR et les réactions qu’elles suscitent chez les femmes. Puis en Inde, où nous découvrirons des femmes prises entre des coutumes ancestrales et une modernité quotidienne. Puis le Kenya où, là encore, les femmes doivent vivre dans un contexte plus que chaotique et instable. Enfin, au Cambodge, nous serons confrontés à la violence de l’expropriation ultra violente faite aux foyers tenus par un système matriarcal qui tente de résister face aux mastodontes de l’immobilier… Chacune de ces femmes nous étonnera par son courage et sa foi.

JR a voulu rendre hommage à celles qui occupent un rôle essentiel dans les sociétés, les femmes, qui sont souvent les cibles de conflits, victimes de guerre, de crimes, de viols ou de fanatismes politiques et religieux. Il présente ces femmes qui côtoient parfois la mort, qui passent du rire aux larmes, des femmes généreuses qui n’ont rien et qui le partagent, qui portent un passé douloureux et l’envie de construire un avenir heureux. En cherchant ce qui est commun dans leur regard, JR tente de se rapprocher de ce qui est universel : l’humain2. Ce projet lui permet de tenir la promesse qu’il a faite à ces femmes : faire voyager leur histoire2,3, leurs redonner une place et montrer au monde qu’elles existent.

Le film n’a aucune volonté de voyeurisme, la production évoque l’intention du réalisateur : « Le réalisateur n’a pas cherché à exploiter ces destins abîmés, ni à en expliquer les causes mais simplement à les montrer de façon authentique (…). Du Brésil au Cambodge, de L’Inde à l’Afrique, ce documentaire plonge le spectateur au cœur de la vie de femmes aux prises avec la dureté du quotidien dont les Occidentaux n’ont plus idée. Nul misérabilisme ici, nulle complaisance compassionnelle, mais au contraire une humanité au féminin où la vie palpite à chaque battement d’image. »

JR est un photographe qui affiche de façon illégale des portraits en grand format et en pleine rue. C’est une façon pour que les gens qui n’ont pas accès au musée puissent découvrir l’art. Il expose dans le monde entier. Son travail d’illégal peut devenir « officiel » comme les portraits de jeunes de banlieue (Portrait d’une génération) qui ont finalement été exposés sur les bâtiments publics de la Ville de Paris. Il a cosigné avec Agnès Varda le film Visages, villages.

Il dénonce l’attitude des médias vis-à-vis de certains pays : « Women are heroes a été tourné dans des lieux qui n’intéressent les médias que lorsqu’il s’y «passe quelque chose». Quand j’y suis allé, ce n’était pas dans le but d’amplifier le message des médias, ni de le contredire, mais de dévoiler une réalité qui se dissimule derrière la quête du sensationnel. Et c’est dans le contexte d’une normalité trop souvent ignorée, que ces femmes ont pris l’initiative d’inviter les médias à leur montrer ce qu’elles ont construit – et non plus ce qu’elles ont subi. »

JR embarque le spectateur dans des lieux qui suscitent le fantasme, ou dont on entend parler à la télévision à l’occasion d’évènements dramatiques, mais qui sont loin des sites touristiques habituels. En travaillant incognito, il transforme les rues, les immeubles, les bidonvilles, les favelas et des villages entiers en œuvres d’art, confrontant le spectateur à une expression artistique inédite. Le film parle de ces femmes qui côtoient parfois la mort de près, et qui prennent souvent la vie à bras-le-corps, passant constamment du rire aux larmes. Ce sont des femmes dignes, généreuses, qui n’ont rien, mais qui sont prêtes à partager le peu qu’elles possèdent, des femmes qui ont des passés douloureux, mais qui aspirent à un avenir meilleur avec un courage sans faille.

Par ailleurs, il témoigne de sa fascination pour le destin des femmes à travers le monde : « Avec ce film, j’ai souhaité rendre hommage aux femmes dont la dignité est manifeste à travers leurs portraits affichés sur les murs de leurs villages et du monde entier. Quand je les ai rencontrées, elles m’ont fait part de leurs difficultés à vivre dans un monde dominé par les hommes. Devant la caméra, elles ont raconté leurs cauchemars, mais elles nous ont aussi fait partager leurs bonheurs et leur dynamisme… »

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