Répertoire vient du latin « reperire » : retrouver

Extrait du « Petit mot de nos cousins d’Utopia » dans le fanzine n°11 de l’American Cosmograph :

« On ne dira jamais assez à quel point il est goûteux, plaisant intéressant, agréable de se plonger dans des films dits de « répertoire », par contraste avec ceux qui viennent de sortir du four… Le bon pain vieillit bien, le bon vin s’améliore jusqu’à son « apogée », tandis qu’on oublie la piquette éphémère… Le cinéma aussi fait le tri entre les blockbusters et les chefs-d’œuvre. Il y a ceux vite consommés, vite oubliés et ceux qui passent les années, ceux qu’on retrouve avec un plaisir sans cesse renouvelé : ils marquent nos vies pour toujours, par leurs qualités exceptionnelles, par ce qu’ils racontent d’une époque, de vies…

On a trop pris l’habitude de picorer seul ces films-là, parfois sur son ordinateur ou une télé mal réglée qui les dévalorise, les plus jeunes ne connaissent même pas leur existence. Pourtant, rien n’est plus formidable que de déguster ces moments forts du cinéma au coude à coude dans le noir avec d’autres dans les conditions de leur première vie, sur un grand écran « a thing of beauty is a joy for ever… » disait le poète. Se plonger par eux dans un passé proche, conduit toujours à une méditation sur le présent, à une rencontre avec les valeurs éternelles de grands cinéastes dans des images qu’aucun effet spécial n’égalera jamais.

(…) Comment faire pour attirer votre attention sur ces films de « répertoire » dans des temps ou chaque nouvelle sortie chasse la précédente… comment faire pour qu’ils ne soient pas noyés dans le tintamarre des films récemment promus par les médias ? (…) »

C’est bien ce qui guide la démarche des Z’allucinés.

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