Jeudi 24 septembre à 20h30 – Manhattan Short Film festival

 

Tous les films sont en version originale sous-titrés en anglais

Tarif unique : 6 euros

Catégorie « Meilleur film »

 

SAFE SPACE (Jake Robb, Australie, 5’35)

Deux détectives élaborent une technique complexe d’interrogatoire pour intimider le témoin d’une corruption policière.

 

THE STICK (Teppo Airaksinen, Finlande, 11’)

Aava n’a qu’un seul souhait : avoir un chien. Pendant ce temps, le mariage de ses parents est en train de s’effondrer.

 

EXAM (Sonia K. Hadad, Iran, 15’)

Une adolescente qui livre un paquet de cocaïne à un client se retrouve entraînée dans une suite d’événements bizarres.

 

HEY, GREY (Nikita Khozyainov, Russie, 13’50)

Sur le point de mourir, un homme d’affaires rencontre Grey, son vieux chien qu’il a jeté à la rue il y a plusieurs années.

 

WHITE EYE (Tomer Shushan, Israël, 20’)

Un homme retrouve sa bicyclette volée, mais elle appartient à quelqu’un d’autre. Jusqu’où est-il prêt à aller pour la récupérer.

 

STICKER (Georgi M Unkovski, Macédoine du Nord, 18’45)

Après une tentative infructueuse de renouveler sa carte grise, Dejan se retrouve pris dans un piège qui vise à tester sa détermination à être un père responsable.

TWO LITTLE BOYS (Farbod Khoshtinat, USA, 3’12)  

L’amour secret que porte un garçon à celui qui le tyrannise le poussera de façon peu conventionnelle à se confier. Ce qui ne sera pas sans conséquences.

MAESTRO (Florian Babikian, Victor Caire, France, 1’40)

Un écureuil dirige un chœur nocturne de créatures des forêts qui aiment l’opéra.

 

THE PRESENT (Farah Nabulsi, Palestine, 24’)

Pour son anniversaire de mariage, Yusef part, en compagnie de sa fille, acheter un cadeau à sa femme. Mais en Cisjordanie, entre soldats, routes interdites et postes de contrôle, il n’est pas facile de faire du shopping.

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Catégorie « Meilleur acteur »


Elina Patrakka (The stick)

 

 

 

 

Sadaf Asgari (Exam)

 

 

 

Daniel Gad (White eye)

 

 

 

 

 

 

Sasko Kocev (Sticker)

 

 

 

 

 

 

Trace Talbot (Two little boys)

 

 

 

 

 

 

 

 

Saleh Bakri (The present)

 

 

 

 

LES RÉSULTATS

à REVEL

42 votants, 40 exprimés, 1 blanc, 1 nul

MEILLEUR FILM

Safe space ……………………………. 0 vote

The Stick …………………………….. 5 votes

Exam ………………………………….. 3 votes

Hey, Gray ……………………………. 2 votes

White eye ……………………………. 4 votes

Sticker ………………………………… 4 votes

Two little boys ……………………… 1 vote

Maestro ………………………………. 1 vote

The present ……………………. 20 votes

MEILLEUR ACTEUR

Elina Patrakka …………………….. 2 votes

Sadaf Asgari …………………… 16 votes

Daniel Gad …………………………. 1 vote

Sasko Kocev ……………………….. 9 votes

Trace Talbot ………………………. 1 vote

Saleh Bakri ……………………….. 11 votes

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11 octobre – Les enfants du béton – Tchao Pantin

Le court :

Les enfants du béton

de Jonathan Phanhsay-Chamson

Durée 06’42 • Catégorie Animation • Genre Portrait • Pays France • Année 2017 •

Un film essentiel sur l’identité des secondes et troisièmes générations issues de l’immigration

Suis-je français ou bien chinois ? J’erre dans mes questions identitaires. Je mets face à face les mots de personnes médiatisés avec les mots des enfants de la “deuxième génération” pour essayer d’y voir plus clair. Je me remémore la France, ma France.

Le documentaire animé, ainsi qu’on désigne depuis quelques années ce “sous-genre”, s’avère toujours passionnant, surtout lorsqu’il emprunte la voie du journal intime et qu’un artiste y explore son propre rapport au  monde. Avec Les enfants du béton, Jonathan Phanhsay-Chamson manifeste une belle ambition, puisqu’il aborde un thème qui l’est rarement lorsqu’il est question des secondes – ou troisièmes, désormais ! – générations issues de l’immigration, celui des jeunes Français d’origine asiatique. L’étant lui-même du côté maternel, le réalisateur interroge ses proches, entend sa mère, Chinoise, le comparer à une banane – on laissera chacun découvrir en quel sens… – et c’est toute la dimension de l’identité qui se dessine peu à peu, en même temps que s’active le crayon de l’auteur. Celui-ci trouve une foison d’équivalents graphiques à la confusion régnant dans son esprit et a très soigneusement composée la bande sonore qui accompagne son voyage intérieur. Des extraits de discours politiques ou journalistiques, à la teneur parfois plus que douteuse, plantent le décor qui sert depuis plusieurs décennies de cadre d’observation – et d’absence d’initiatives – envers ces “banlieues” où les racines ”poussent désormais dans le béton”. Celui des barres HLM sans horizon qui s’invite dans le titre même du film.
Ancien de l’EMCA d’Angoulême, Jonathan Phanhsay-Chamson ébranle les consciences avec ce film en forme de cri, récompensé au Festival national du film d’animation de Rennes-métropole, notamment, en 2018.

Scénario Jonathan Phanhsay-Chamson Musique Edison Knight Interprétation Elodie Chamson, Sayalate Khamvongsa, Ludovic Henrique

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Le long :

TCHAO PANTIN

De Claude Berri

Date de sortie : 21 décembre 1983

Durée : 1h 40min

Genre : Policier, Drame

Réalisé par : Claude Berri

Avec : Coluche, Richard Anconina, Agnès Soral

Musique : Charlélie Couture

Nationalité : française

Tchao Pantin a reçu cinq Césars en 1984 :

  • Meilleur acteur pour Coluche ;
  • Meilleur second rôle masculin pour Richard Anconina ;
  • Meilleur espoir également pour Richard Anconina ;
  • Meilleure photographie pour Bruno Nuytten ;
  • Meilleur son pour Gérard Lamps et Jean Labussière.

Lambert est pompiste de nuit dans une station-service. Chaque soir, il noie dans le rhum sa solitude et sa tristesse, profondément enfouies en lui. Une nuit, il voit arriver un jeune homme aux abois qui pousse une mobylette. Il s’appelle Bensoussan et prétexte un achat de bougies pour se réfugier dans la station-service. Les deux hommes se lient d’une affection pudique. Lambert apprend ainsi que Bensoussan, petit dealer, travaille pour le compte d’un certain Rachid. Un jour, il a le malheur de se faire voler son stock de stupéfiants. Rachid envoie des hommes le corriger. L’avertissement se transforme en meurtre, sous les yeux de Lambert…

Autour du film

Tchao Pantin, de Claude Berri, qui a rencontré le succès dès sa sortie en décembre 1983, est un miroir tendu à la France du début des années 1980. En pleine cristallisation des tensions sociales et raciales autour de l’immigration, la virée meurtrière de Lambert, alias Coluche dans les bas-fonds de Paris renvoie l’image d’une société française qui se clive. Face au pompiste chasseur, les immigrés deviennent menaces et prennent le visage de l’« Arabe ».

L’expression « Tchao Pantin », désormais tombée en désuétude, était une expression populaire au début des années 1980 (l’équivalent de « salut mon pote »). Dans le film, cette phrase est prononcée par Bensoussan à l’adresse de Lambert avant son agression et finalement sa mort.

 

« Si Tchao Pantin reçoit cinq César en 1985, ce n’est pas seulement grâce à la métamorphose de Coluche, intronisé comédien de génie. C’est aussi parce que Claude Berri a su capter l’ambiance d’un Paris nocturne et poisseux que l’on voyait alors rarement au cinéma. Le film a été tourné dans une ambiance tendue, au milieu des véritables trafics nocturnes. Berri a recruté des figurants dans les bistrots de Belleville. Agnès Soral est allée jusqu’à passer plusieurs jours dans un squat punk pour s’imprégner de son personnage.

Les décors sont signé d’Alexandre Trauner, l’homme qui, depuis Hôtel du Nord et Les portes de la nuit, n’avait pas son pareil pour restituer l’ambiance du Paris populaire. Ne cherchez pas la station-service de Lambert : située rue Pajol tout près du métro La Chapelle, elle a été aujourd’hui remplacée par un immeuble. En revanche, vous pouvez toujours aller au Gibus, où a été tournée la scène du bar punk. Alors appelée Le petit Gibus, cette salle a joué un rôle-clé dans l’histoire de l’Underground parisien, accueillant notamment les Sex Pistols, The Clash, Iggy Pop… » (parisfaitsoncinema.com)

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